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Historique de l'A-Droit de Chaudière-Appalaches
Suite à la fermeture de l’ancien groupe de défense
de droits en santé mentale dans la région, l’AGIDD-SMQ
(Association des groupes d’intervention en défense de droits
en santé mentale du Québec) a pris entente avec la régie
régionale de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches
à l’effet qu’un service temporaire d’aide et
d’accompagnement soit mis en place pour aider et accompagner dans
la défense de leurs droits les personnes qui vivent et qui ont
vécu avec un problème de santé mentale. Ce service
temporaire a été mis en place début 2000. Il avait
également comme visée de rassembler des personnes intéressées
à mettre sur pied un nouveau groupe de défense de droits
en santé mentale.
Les premiers balbituements de notre vie associative ont eu lieu avec
le comité formation et information sur les droits ainsi qu’avec
notre journal, dont la première édition a paru à
l’automne 2001.
Démarche de création de L'A-DROIT
En décembre 2001 s’est tenu
une rencontre afin d’élire les représentants des personnes
utilisatrices de services en santé mentale sur la commission régionale
en santé mentale ainsi que sur différents comités
tripartites de la région. Lors de cette rencontre, les membres
du comité de formation et d’information sur les droits ont
décidé de mettre en place un comité de travail qui
devait débuter le processus de création d’un organisme
régional de défense de droits en santé mentale. Nous
étions donc lancés!!! En avril
2002, un conseil d’administration provisoire composé
exclusivement de personnes utilisatrices de services en santé mentale
s’est constitué. Ce conseil a tout d’abord trouvé
un nom à l’organisme : nous avons décidé de
prendre le nom de L'A-DROIT, le même
nom que notre journal. Ensuite, le conseil d’administration provisoire
a rédigé les lettres patentes de l’organisme que nous
avons déposées à l’inspecteur général
des institutions financières (maintenant appelé régistraire
des entreprises) le 6 juin 2002, il a aussi collectivement rédigé
les règlements généraux de l’organisme durant
l’été.
Nous étions ensuite rendus à la dernière étape
du processus de constitution: l’assemblée
générale de fondation. Suite à une gigantesque
tournée de promotion, nous avons tenu notre assemblée générale
de fondation le 8 octobre 2002 devant 47 personnes.
L’A-DROIT a, entre autres, élu son premier conseil d’administration
Depuis notre constitution
L'A-DROIT a acquis son autonomie complète le 1er janvier 2003
par le transfert de la gestion des fonds, autrefois gérés
par l’AGIDD-SMQ. Nous sommes membres avec fierté de l’AGIDD-SMQ
depuis juin 2003.
Nous avons travaillé pour nous faire connaître dans la
région et pour faire en sorte que toutes les personnes utilisatrices
de services en santé mentale de Chaudière-Appalaches soient
en mesure d’obtenir de l’aide et de l’accompagnement
pour défendre leurs droits.
Le dynamisme qui émanait de notre processus de création
ne s’est pas tari depuis. En effet, nous avons donné de nombreuses
formations depuis notre création. Droits et recours en santé
mentale, Les électrochocs, L’autre côté de la
pilule sont des sessions de formations que nous avons dispensés
ou que l’AGIDD-SMQ est venue donner dans la région depuis
2 ans.
Nous avons mis en place une vie associative riche ou tous et chacun
peut y trouver son compte que ce soit dans l’action systémique
ou encore dans de l’appropriation du pouvoir en groupe, rien n’est
épargné afin de faire en sorte que les membres puissent
contribuer à l’action de leur organisme.
L’A-DROIT a travaillé sur plusieurs dossiers collectifs
et systémiques depuis sa création. Nous avons tout d’abord
été vigilants en ce qui à trait à la réorganisation
du réseau de la santé et des différentes politiques
qui en découlent. Cette vigilance s’est traduite par la production
d’avis et à la participation à différentes
rencontres traitant de la réorganisation et la mise en place de
nouveaux modèles de services en santé mentale.
L’isolement et la contention est également un dossier prioritaire.
En 2003, une personne est décédée en contention dans
un hôpital de la région. Nous avons dénoncé
cette situation et continuons à faire valoir nos revendications
pour le respect des droits des personnes ainsi que pour la mise en application
des orientations ministérielles de 2002, qui visaient à
éliminer les mesures de contrôle. L’A-DROIT a produit
un outil d’information sur la contention et l’isolement à
l’intention des utilisateurs de services et nous continuons notre
action en ce sens.
L’A-DROIT a également travaillé et travaille sur
plusieurs dossiers, les droits reliés au travail, le programme
sur les troubles de la personnalité (en CLSC), le consentement
aux soins et le droit à l’information, l’appropriation
du pouvoir. Notre action collective et systémique n’est pas
statique, nous avons toujours œuvré en fonction du vécu
et des demandes des personnes utilisatrices de services en santé
mentale, les seules concernées par les services de santé
mentale.
En somme depuis notre création, nous avons accompli beaucoup
mais il y a encore de nombreux défis à réaliser et
beaucoup de travail à accomplir pour le respect des personnes qui
vivent et qui ont vécu avec un problème de santé
mentale.
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